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Bienvenues à 3 nouvelles membres régulières

Trois nouvelles chercheures se joignent à l’IUJD : une expertise renforcée au service des jeunes en difficulté

L’Institut universitaire Jeunes en difficulté (IUJD) est fier d’annoncer l’arrivée d’Isabelle Daigneault, de Jacinthe Dion et de Geneviève Paquette, à titre de chercheure régulière au sein de notre infrastructure de recherche, qui compte désormais près de 60 membres. 

Leur intégration témoigne de la richesse et de la diversité des expertises mobilisées à l’IUJD pour mieux comprendre les réalités des jeunes en difficulté et soutenir l’évolution des pratiques sur le terrain. 

Leurs travaux s’inscrivent dans plusieurs thématiques clés, dont : 

  • la violence sexuelle chez les jeunes vulnérables; 
  • la santé mentale et les trajectoires de développement; 
  • les forces et les capacités d’adaptation des jeunes et de leurs familles; 
  • les approches collaboratives impliquant les milieux de pratique et les communautés. 

Isabelle Daigneault : comprendre les conséquences à long terme de la violence sexuelle

Professeure titulaire au Département de psychologie de l’Université de Montréal, Isabelle est également membre du Centre de recherche interdisciplinaire sur les problèmes conjugaux et les agressions sexuelles (CRIPCAS), de l'Équipe Violence Sexuelle et Santé (ÉVISSA), du Consortium Canadien sur les traumas des enfants et adolescents (CCTEA) et de l'Équipe de recherche sur le transfert des connaissances (RENARD). De plus, elle agit à titre de rédactrice associée de la Revue internationale de la résilience des enfants et des adolescents (IJCAR/RIREA). Collaborant déjà avec plusieurs membres réguliers de l’IUJD, elle compte poursuivre et approfondir ces collaborations dans les prochaines années.

Intérêts de recherche et recherches en cours 

Ses travaux portent sur les conséquences de la violence sexuelle vécue durant l’enfance, ainsi que sur l’évaluation des pratiques de prévention et d’intervention. 

Elle dirige actuellement une recherche majeure visant la mise à jour d’une cohorte unique au Québec, qui suit des jeunes ayant été signalés pour agression sexuelle en protection de la jeunesse. En s’appuyant sur le jumelage de données administratives issues notamment de la RAMQ, du MSSS et de la DPJ, ce projet permet de documenter les conséquences physiques, psychiatriques, ainsi que le recours aux services, de l’enfance à l’âge adulte.

Ses travaux contribuent à :

  • mieux comprendre les impacts à long terme de la violence sexuelle; 
  • identifier les facteurs de protection favorisant la résilience; 
  • orienter les décisions cliniques et les politiques publiques. 

Animée par une volonté de concilier rigueur scientifique et pertinence clinique, elle œuvre à produire des connaissances directement utiles pour les milieux d’intervention, tout en gardant au cœur de ses préoccupations les réalités des jeunes les plus vulnérables. 

«La rigueur méthodologique et la pertinence clinique ne s'opposent pas, elles se renforcent. Ce qui me tient le plus à cœur, c'est que la recherche serve véritablement les personnes les plus vulnérables : les enfants  et les adolescents qui ont traversé des traumatismes et les intervenants qui les accompagnent.»

Jacinthe Dion : mieux comprendre la violence et les trajectoires de vulnérabilité chez les jeunes

Jacinthe est psychologue et professeure titulaire au Département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Activement impliquée, elle est titulaire d’une Chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur la violence sexuelle chez les jeunes vulnérables, surnommée Aquarelle, et co-titulaire de la Chaire de recherche VISAJ sur la vie et la santé des jeunes. Elle est aussi membre de plusieurs regroupements de recherche tels que le Centre de recherche interdisciplinaire sur les problèmes conjugaux et les agressions sexuelles (CRIPCAS), l’Équipe Violence sexuelle et santé (ÉVISSA), l’Équipe de recherche sur l’adaptation positive et la santé mentale des jeunes exposés à un risque accru d’adversité familiale ou sociale, et du Centre d'études interdisciplinaires sur le développement de l'enfant et la famille (CEIDEF)

Intérêts de recherche et recherches en cours 

Jacinthe s’intéresse principalement à la violence vécue par les jeunes, notamment la violence sexuelle, les relations intimes et la maltraitance, dans une perspective à la fois préventive et développementale. 

Elle codirige avec Geneviève Paquette le projet d’envergure Déficience intellectuelle et maltraitance chez les enfants : Examen des facteurs et des conséquences associés et influence des services médicaux, sociaux et de réadaptation reçus (2020-2027), qui repose sur une cohorte populationnelle de plus de 18 000 enfants suivis de la naissance à l’âge adulte. Cette étude permet d’analyser les liens entre la maltraitance, la vulnérabilités et l’utilisation des services, en tenant compte de la complexité des trajectoires.  Ce projet subventionné par les IRSC est réalisé en collaboration avec plusieurs co-chercheures, dont Isabelle Daigneault (UdeM) et Sonia Hélie, membres de l'IUJD.

Elle mène également des travaux dans le cadre de l’étude PRESAJ (Précurseurs des relations sexuelles et amoureuses chez les jeunes), qui documente le développement des relations amoureuses et sexuelles chez les adolescents, ainsi que des projets en milieux autochtones visant la prévention des violences sexuelles et de la violence dans les relations intimes. 

Ses recherches visent à : 

  • identifier les trajectoires de vulnérabilité et les moments clés pour intervenir; 
  • mieux comprendre la cooccurrence des formes de violence; 
  • développer des outils concrets pour les milieux de pratique (guides, formations, programmes). 

« Je souhaite apprendre auprès de collègues qui ont des expertises complémentaires aux miennes ce qui pourrait permettre de développer des projets encore plus porteurs, notamment en matière de prévention, de repérage et d’intervention auprès des jeunes en situation de vulnérabilité.»

Geneviève Paquette : soutenir l’adaptation et le rétablissement des jeunes exposés à la violence

Professeure titulaire au Département de psychoéducation de l’Université de Sherbrooke, Geneviève  est également directrice scientifique du Groupe de recherche et d’intervention sur les adaptations sociales de l’enfance (GRISE) de l’Université de Sherbrooke et de l’Équipe de recherche sur l’adaptation positive, le bien-être et la santé mentale des jeunes exposés à un risque accru d’adversité familiale ou sociale. Geneviève est également membre du Centre de recherche interdisciplinaire sur les problèmes conjugaux et les agressions sexuelles (CRIPCAS) et de la Chaire de recherche sur les violences sexistes et sexuelles en milieu d’enseignement supérieur (VSSMES). Enfin, elle a été nommée membre du Conseil du statut de la femme (CSF) en 2020, avec un mandat reconduit en 2025. 

Elle joue également un rôle actif dans plusieurs initiatives de recherche et partenariats, notamment avec les Centres d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC), afin de mieux soutenir les trajectoires de guérison.

Intérêts de recherche et recherches en cours 

Les travaux de Geneviève portent sur les trajectoires d’adaptation des jeunes ayant vécu de la maltraitance, ainsi que sur les processus de résilience et de rétablissement. Plusieurs projets phares sont présentement en cours auxquels Geneviève est chercheure responsable :  

  • Dirigé conjointement avec Jacinthe Dion, le projet Déficience intellectuelle et maltraitance chez les enfants : Examen des facteurs et des conséquences associés et influence des services médicaux, sociaux et de réadaptation (2020-2027), vise à mieux comprendre les liens entre déficience intellectuelle, maltraitance et trajectoires de santé et de services. 
  • L’analyse des données recueillies dans le cadre du projet intitulé La maternité précoce chez les adolescentes placées en centre de protection de l'enfance: profils de difficultés et besoins de ces jeunes mères, dont elle est chercheuse principale avec les cochercheuses Amélie Couvrette et Nadine Lanctôt, qui permet d’identifier des besoins d’intervention dans une perspective féministe et de trauma complexe.  

Ses recherches visent à : 

  • prévenir la revictimisation;  
  • soutenir le développement et le bien-être des jeunes vulnérables; 
  • promouvoir des approches sensibles aux traumatismes dans les milieux d’intervention. 

Ancrés dans des valeurs de justice sociale, ses travaux contribuent à faire progresser des pratiques plus inclusives, notamment auprès des adolescentes, des jeunes issus de la diversité sexuelle et de genre et des jeunes présentant des incapacités. 

« Mes travaux s’insèrent majoritairement dans deux objectifs de développement durable de l’ONU, soit l’atteinte de l’égalité pour les filles et les femmes et plus largement, la promotion de sociétés et d’institutions pacifiques et inclusives dans une perspective de justice sociale.  Ce sont donc les valeurs qui influencent le choix de mes thématiques de recherche et les retombées visées.»

Une contribution essentielle à la mission de l’IUJD 

L’arrivée de ces trois chercheures renforce la capacité de l’IUJD à produire des connaissances rigoureuses, ancrées dans les réalités du terrain et orientées vers l’action. 

Nous sommes convaincus que leurs travaux viendront enrichir notre mission et contribueront, de manière significative, à faire avancer les connaissances et les pratiques au bénéfice des jeunes en difficulté. 

L'équipe de l'IUJD

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