L’Institut universitaire Jeunes en difficulté (IUJD) est fier d’accueillir Mylène Barbe, à titre de chercheure régulière. Travailleuse sociale et professeure au Département de travail social del’Université du Québec en Outaouais (Campus de Saint-Jérôme). Ses travaux se situent au croisement des pratiques sociales, du droit de la jeunesse et des enjeux de l’accès aux services.
Elle s’intéresse particulièrement à la trajectoire des enfants suivis en protection de la jeunesse et présentant des défis neurodéveloppementaux, ainsi qu’aux conditions qui influencent leur accès aux services spécialisés d’évaluation ou d’accompagnement.
Cette étude ouvre une nouvelle fenêtre sur des réalités souvent invisibilisées et contribue directement à l'amélioration des pratiques et des politiques publiques.
Ses travaux visent à mieux comprendre les obstacles rencontrés par les enfants et les familles dans le réseau québécois des services sociaux. Elle examine notamment :
Ses recherches montrent que ces transformations ont des conséquences concrètes, comme la perte d’expertise, des ruptures dans l’accompagnement, et des trajectoires de services plus complexes pour les familles.
Mylène accorde une importance à la prise de parole des personnes concernées : celle des familles suivies, mais aussi celle des intervenantes et intervenants qui vivent les difficultés du terrain. Cette posture permet de proposer des améliorations concrètes et surtout adaptées aux besoins.
Si elle s’investit dans ces thématiques, c’est parce qu’elles sont issues de ses observations professionnelles en protection de la jeunesse et dans les services jeunesse de proximité. Au fil des années, elle a constaté l’évolution des structures de gestion, les nouveaux modes d’organisation, ainsi que les défis vécus par les familles, en particulier celles :
• ayant un enfant présentant une condition neurodéveloppementale ;
• vivant des situations de vulnérabilité ou de précarité ;
• nécessitant un soutien plus soutenu pour naviguer dans le système.
Un constat majeur a émergé de ses observations : les difficultés d’accès aux services de proximité mènent parfois les familles à être orientées vers la protection de la jeunesse pour obtenir un soutien, même lorsque la situation ne relève pas de mesures de protection. Cette dérive est préoccupante pour cette chercheure, qui rappelle que la Loi sur la protection de la jeunesse doit demeurer un filet pour les situations exceptionnelles.
C’est avec enthousiasme qu’elle envisage sa présence à l’IUJD comme une occasion privilégiée de collaborer avec les équipes et de contribuer à des projets collectifs. Pour Mylène le partage d’expertises est un moteur essentiel pour faire avancer la recherche et améliorer les pratiques auprès des jeunes et de leurs familles.
Ce qui la motive profondément : contribuer, par ses recherches, à une meilleure compréhension des parcours vécus par les enfants et les familles, tout en offrant des pistes d’action pour améliorer l’accès aux services, la qualité du soutien et la collaboration entre milieux institutionnels et communautaires.
Elle souhaite, dans les prochaines années :
Nous sommes heureux d’accueillir une chercheure engagée, sensible aux réalités du terrain et profondément animée par la volonté de contribuer au mieux-être des jeunes en difficulté.
Bienvenue à l’IUJD !